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Comment refonder le capitalisme avec l'objectif d'éradiquer la pauvreté ?
Dans ce dossier d'étude, Bertrand de Kermel s'attache à poser le problème de manière précise : comment refonder le capitalisme avec l'objectif d'éradiquer la pauvreté ? Les propositions qu'il soumet dans ce document ne sont bien sûr pas exhaustives et viennent en complément de dizaines d'autres, faites par le FRS (Dividende Universel, par exemple), les Pouvoirs Publics, les associations et les acteurs économiques. Mais elles ont l'avantage de s'appuyer sur quelques principes de base essentiels et d'être très concrètes.
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2008 ou l'année de rupture
L'année 2008 s'est achevée sur une détestable impression de crise financière dont les effets n'ont pas fini d'ébranler l'Occident. Sans verser dans le catastrophisme millénariste, force est de constater que cette année 2008 constitue une année charnière qui sera probablement retenue par les historiens pour dater la fin d'un monde et le début d'une nouvelle ère.
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Les articles "Libre Parole" n'engagent que leur seul auteur et non le FRS
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Mugabe doit partir, mais est-il le seul ?
Le Zimbabwe florissant il y a vingt ans a sombré dans l’anarchie par la folie d’un homme. Le Ghana au fond du gouffre il y a vingt ans est devenu un paradis grâce à la droiture d’un autre, qui a su établir la démocratie. La population du Gabon vit à 70% au dessous du seuil de pauvreté alors que le pays affiche un des PIB les plus élevé d’Afrique parce qu’un homme, sa famille et son entourage aspirent la richesse nationale à leur profit.
Peut-on imaginer un droit d’ingérence pour pousser dehors ces chefs d’Etat corrompus qui s’enrichissent sur le dos de leur peuple, et pour sauver ces populations opprimées d’une misère, voire d’un génocide qui ne dit pas son nom ?
René Cassin, le Trocadéro, l’ONU… Certes, les Droits de l’Homme ont soixante ans, mais tant qu’ils seront aussi peu Universels, ils ne resteront qu’une Déclaration… C’est déjà bien, mais ce n’est pas suffisant si les moyens opérationnels de l’appliquer ne viennent pas traduire l’intention en réalité.
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Pour répondre à la crise, changer les comportements
La réponse immédiate à la crise qui nous frappe et le processus de transformation du monde par la mondialisation ne nous interdisent pas, bien au contraire, de réfléchir et de nous préparer à « l’après-crise ». En effet, ce sont ceux qui en sortiront avec des structures et des comportements réformés qui prendront la tête dans la compétition entre nations et entre blocs, qui ne va pas diminuer mais au contraire s’amplifier. Parmi les nombreux aspects de l’économie (chômage, pouvoir d’achat, flexibilité, etc…) auxquels nous devons nous intéresser, le débat concernant la question de la compétitivité et de ses moteurs ne nous paraît pas être à la hauteur des enjeux. Une meilleure appropriation du travail, clef d’une meilleure compétitivité ?
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Quels nouveaux indicateurs de richesse
pour la France ?
Nos indicateurs actuels, purement financiers, ne permettent absolument pas de mesurer l’ensemble de la richesse d’un pays, sous toutes ses formes y compris humaines. Chacun sait que le PIB, tel qu’il est mesuré actuellement, augmente au fur et à mesure des accidents de voiture, des émeutes et des catastrophes naturelles.
Bertrand de KERMEL nous aide à faire le point sur cette importante question, et nous rappelle en particulier la mission confiée par le Président de la République aux deux meilleurs experts de planète sur ce sujet, Messieurs Amartya Sen et Joseph Stiglitz : lui proposer une nouvelle façon de mesurer la « richesse nationale », en élargissant les indicateurs pris en compte. Où en est cette mission ?
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Crise financière : au cœur du problème
Dans un article précédent, nous avions montré que si les efforts de nos dirigeants du G20 pour remettre à l’endroit le système financier mondial étaient fort louables, ils risquaient cependant, s’ils ne se limitaient qu’à cela, de provoquer demain de nouvelles crises encore plus violentes. Le problème de la pauvreté, par exemple, ne devait pas être oublié sous le prétexte que « l’on s’occupe d’abord des choses plus importantes ». Plus urgentes, peut-être, pas plus importantes.
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Morale égale efficacité. Une mode ?
Pendant longtemps, l’un des effets insidieux de la période de croissance assez insensée qu’a connu le monde depuis une vingtaine d’années, a été le fait de croire que « bien mal acquis profite beaucoup ». Aujourd'hui, l’histoire semble montré que le vieil adage « bien mal acquis ne profite jamais » reste vrai… Alors ? Si aujourd’hui morale était synonyme d’efficacité ? François Martin se livre à une réflexion personnelle qui met en lumière une des erreurs fondamentales du système ultralibéral : l’enrichissement outrancier d’une élite en contrepartie d’un appauvrissement inacceptable de la masse. Cette masse qui devrait pourtant constituer un gisement de croissance bénéfique à tous, y compris à ceux qui veulent s’enrichir par leur dynamisme, leur créativité et leur travail.
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Un milliard d’affamés
placent leurs espoirs
dans le G20 du 15 novembre 2008
Le Sommet de Washington du 15 novembre (G20), a porté sur les conséquences à tirer de la crise financière. Qualifié pompeusement de « Bretton Woods 2, » ce Sommet ne peut se limiter à instiller une dose de transparence et une dose de contrôle dans les mouvements de capitaux. N'oublions pas que 930 millions de personnes sur la planète sont touchées par la faim en 2008 (C’est à dire une personne sur six ! ).
Nous attendons donc de ce Sommet qu'il reconnaisse comme première priorité la lutte contre la faim dans le monde. Rappelons que l’on s’attend à 100 millions de personne supplémentaires souffrant de la faim, et à l’explosion du taux de chômage mondial. Dans un dossier d'étude très complet, Bertrand de KERMEL, de la Direction thématique "Affaires internationales, mondialisation et macroéconomie", nous fait partager son analyse et ses propositions pour contribuer au règlement de ce défi posé à l’humanité, qui a des liens avec la paix dans le monde. Souhaitons que les conclusions du G20 de ce week-end aillent dans ce sens !
Pour lire le dossier de Bertrand de Kermel,CLIQUEZ ICI
Pour lire la déclaration finale de Washington,CLIQUEZ ICI
Pour lire l'article "Contre la crise le G20 s'accorde sur quatre principes" du Nouvel Obs du 16/11,CLIQUEZ ICI
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Vivre et laisser vivre
Au moment même où les dirigeant du G20 sont réunis à Washington pour réformer le système financier international, après avoir injecté chacun des centaines de milliards de USD ou d’Euros pour sauver leurs systèmes bancaires respectifs, Louis Michel, Commissaire Européen au Développement, n’arrive pas à obtenir des 27 pays européens le déblocage d’un « petit » milliard d’Euros en faveur des pays frappés par la crise alimentaire (1).
Au-delà de l’aspect, éthiquement très choquant, de ce parallèle, ce que chacun comprend, (et ce d’autant plus que les pays pauvres n’étaient en rien responsables de la crise), il y également, et on le comprend moins, une grave erreur d’analyse, de la part de nos dirigeants, dans le fait de négliger les PMA (pays moins avancés) dans cette bataille pour la survie économique de la planète qui se déroule en ce moment.
En effet, si le système a craqué aux USA, c’est parce que, depuis 25 ans, la « pompe à redistribution » ne fonctionnait plus. Globalement parlant, le modèle des années 60 basé sur l’accroissement du pouvoir d’achat des classes moyennes a été peu à peu abandonné et remplacé, depuis les années 80, par un autre modèle, celui de la stagnation de cette classe, et par une captation toujours plus grande de la richesse par les catégories les plus riches (2). Ce modèle, G.W. Bush en a été le symbole, c’est pour cela que son camp a perdu. Dans l’euphorie de la croissance, on a oublié tout simplement que l ‘économie est un système global, où riches et pauvres doivent s’enrichir mutuellement. « Vivre et laisser vivre » est la base du commerce. Au lieu de cela, oubliant les fondamentaux, le système s’est mis à fonctionner sur lui-même, les riches s’enrichissant entre eux, en boucle fermée, par la spéculation. Et ce sont les propriétaires de logements les plus pauvres, les oubliés de la croissance, qui ont fait exploser finalement cette belle construction.
Ce qui est vrai pour les USA l’est aussi pour le monde. « Vivre et laisser vivre », cela veut dire que la survie du système économique mondial, ce n’est pas la maîtrise de la finance, mais c’est l’éradication de la pauvreté (3). Si l’on néglige cette vérité première, si l’on reconstruit, même en croyant le réguler, un modèle fait uniquement pour les riches, tout comme ce sont les petits propriétaires négligés qui ont coulé l’orgueilleuse machine financière américaine, de même, si on les oublie, ce seront les PMA qui entraîneront, demain, tout le système économique mondial par le fond.
(1) Cf. article du Nouvel Obs du 10 novembre
(2) Cf. par exemple les analyses des économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez, ou celles de Paul Krugman, récent Prix Nobel d’économie
(3) Cf. le dossier accessible dans l’article ci-dessus « Reconstruire un système économique vivable » par Bertrand de Kermel.
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Pour freiner la spéculation :
instaurer une taxe mondiale sur la détention d'actifs
Tous les économistes s'accordent sur le fait qu'une des causes majeures de la crises financière actuelle réside dans le développement tous azimuts de la spéculation en un monde dominé par les thèses ultra-libérales qui autorisent tous les montages, aussi risqués soient-ils. Constant Rémond, du FRS Jeunes, propose de taxer la détention d'actifs de manière inversement proportionnelle à leur durée de détention, pour décourager les aller et retour. Une idée à creuser.
Pour lire le texte de Constant Rémond, CLIQUEZ ICI
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Comment construire la nouvelle architecture financière mondiale ?
En cette période de crise économique, la tranparence appelée par certains, les annonces relatives à la suppression des "parachutes dorés", la promesses que les stock-options pourront dorénavant bénéficier à tous les salariés... suffiront-ils à résoudre la crise ?
Bertrand de Kermel, Secrétaire national du FRS en charge de la pauvreté va plus loin, et pose des questions autrement plus complexes, mais néanmoins inévitables si l'on veut que les choses changent vraiment pour un vrai développement durable qui met l'économie au service de l'Homme et non l'inverse.
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