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Enjeux stratégiques sur l'Arctique
et droit international sur les fonds marins
Si l’Antarctique demeure, par ses traités successifs, à l’écart des appétits des grandes puissances (malgré la « guerre des Malouines »…), l’Arctique, au contraire, redevient, de jour en jour, un triple enjeu, économique, politique et géostratégique.
Ce, qu’en fait, il a toujours été.
Notamment pendant la « guerre froide » où, comme l’écrit Eric Cannobio (Atlas des Pôles, 2007), un « rideau de glace » prolongeait dans l’Arctique le « rideau de fer » qui coupait l’Europe et le monde en deux « blocs ».
L’Arctique fut et demeure un gigantesque face à face de ces deux blocs par des bases militaires secrètes, des systèmes d’écoutes et de radars, et cela de manière continue, de l’Atlantique Nord au Pacifique Nord, avec, en pivot des systèmes réciproques, du côté américain, la base de Thulé, et, dans le camp soviétique, celle de Mourmansk. Et, en plus, depuis 1958 et l’exploit du « Nautilus », des trajets de sous-marins SNLE ou SNA sous la banquise et ses chenaux.
Il y eut une véritable guerre froide arctique d’observation, d’intimidation à caractère plus politique qu’économique.
Et qui perdure, à l’inverse, mais sur le même espace géo-climatique : une Russie, ex-soviétique, qui affirme à nouveau, haut et fort, sa puissance nucléaire, civile et militaire, et ses prétentions, économiques et scientifiques mélangées, sur la quasi totalité de l’Arctique d’une part, et, d’autre part, les autres pays dits « possessionnés », qui sont conduits à s’unir devant ces prétentions russes, tout en rivalisant entre eux : Etats-Unis, Canada, Danemark, Islande, Norvège.
La géographie politique de l’Arctique a, en fait, peu changé. Mais le « réchauffement climatique » lui, en augmentant les perspectives estivales de recherches pétrolières et de transports maritimes de masse, aboutit, en fait, à un refroidissement politico-économique des relations internationales péri-arctiques…
Quand une voix politico-scientifique russe comme Artour Tchilingarov affirme que « l’Arctique est à nous », tous les pays d’en face se raidissent…et tombent dans le piège de la compétition de ce qui reste d’espace international, quelle qu’en soit la nature physique. Et tout le monde part à l’assaut de ce qui reste de non russe de la « dorsale de Lomonossov »…
Là est le grand danger d’une nouvelle guerre froide arctique, celle des appétits géologiques émergents.
Et ce jeu dangereux d’appétits forcenés ne peut être calmé que par la mise en place d’une nouvelle et rigoureuse législation internationale à fondement scientifique distinguant, ce qui est, une fois pour toutes, sous le niveau actuel de la mer, du domaine de la lithosphère dite « continentale » et de la lithosphère dite « océanique ».Il faut pour cela, au plus haut niveau décisionnel international, que soient associés géologues, géomorphologues et juristes internationaux.
On ne pourra plus jouer encore longtemps, de manière aussi légère et dangereuse, avec la notion si imprécise de « plateau continental », de « fonds océaniques », de « dorsales », de « rifts » etc…
Dans le terme très sérieux de « géostratégie » il y a, avant tout le préfixe « géo ».
Il est temps d’en prendre conscience, et de penser la stratégie en fonction d’une très sérieuse prise en compte de ce préfixe, qui recouvre avant tout l’ensemble des données complexes de la géographie physique et de leurs articulations « géo-systémiques. »
Il n’y aura pas de paix internationale sans une sérieuse mise en place d’une législation à fondements géographiques physiques, surtout pour les fonds marins, polaires et autres.
C’est la paix du globe qui est en jeu ! Que cet appel soit entendu !
Gérard Mottet
Géographe Physicien, spécialiste des fonds marins
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Retour dans l'OTAN : soyons sérieux !
La décision du Président de la République de rallier le comité des plans de défense de l'OTAN et d'augmenter significativement notre participation dans ses états majors, avec la polémique qui s'en suit, ont au moins le mérite de nous sortir des problèmes de la crise économico financière pour nous ramener aux problèmes cruciaux de l'avenir de notre sécurité nationale et plus généralement de celle de l'Europe et du Monde Occidental.
Si sur la crise actuelle, les opposants systématiques à la politique du gouvernement, n'ont pas grand-chose à dire ni à proposer, sur ce retour dans l'Otan par contre ils sont beaucoup plus loquaces.
Pour lire le "Libre-Parole" de Bernard Théry, CLIQUEZ ICI
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Débat à l'Assemblée Nationale
sur les Opérations extérieures :
Soutien du Gouvernement à l'unanimité pour 3 OPEX
Comme prévu par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, le Gouvernement a présenté le 28 janvier à l'Assemblée Nationale et soumis à son approbation, l'état des opérations extérieures menées par les forces françaises, en Afrique (Tchad, Côte d'Ivoire), au Moyen Orient (Liban), et en Europe (Kosovo). L'Afghanistan avait fait l'objet d'un précédent débat en septembre 2008. Ces opérations en cours dont certaines seront réduites, Licorne en Côte d'Ivoire, et Eufor au Tchad, ont obtenu le soutien de l'Assemblée Nationale.
Pour voir la déclaration de François Fillon, sur l'envoi de troupes
en opérations extérieures, CLIQUEZ ICI
Pour lire le compte-rendu du débat sur les OPEX, CLIQUEZ ICI
Pour lire le rapport d'information sur l’exécution de la loi de programmation militaire, CLIQUEZ ICI
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ATALANTE : première opération navale commune strictement européenne de gestion d'une crise
Le Contre Amiral François de Lastic, commandant le Centre d'Enseignement Supérieur de la Marine, répond aux questions de site en ligne du Cercle des Européens au sujet de l'opération ATALANTE de sécurisation du Golfe d'Aden et des parages de la Somalie. Il évoque d'autres coopérations impliquant des moyens navals. Mais ATALANTE est la première opération strictement maritime dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD). Le Livre Blanc sur la Défense rappelle au chapitre 4 la priorité à la gestion commune des crises. C'est le cas de celle provoquée par les activités des pirates somaliens sur le trafic maritime, intéressant en particulier les pays européens.
Pour accéder à l'interview de l'Amiral de Lastic, CLIQUEZ ICI
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Afghanistan : rien n’est si simple…
Le rapport de MM. Lellouche et Lamy montre bien qu'il n'y a pas de solution simple aux multiples problèmes qui se posent en Afghanistan : poids de l'histoire, problèmes des ethnies, développement économique et bien sûr contexte régional. Pour nos forces, dont le moral reste élevé, leur action au sein de la coalition, leur morcellement et la relative rapidité des relèves ne sont pas toujours gages d'efficacité ni de travail en profondeur auprès des populations.
Pour accéder au rapport d’étape parlementaire, CLIQUEZ ICI
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Le Capitaine de Vaisseau Max Moulin
réagit au Livre Blanc
Avec l'aimable autorisation de l'auteur et de la revue "La Baille"
Parmi les nombreuses publications qui ont fait suite à la parution du livre blanc sur la défense, il nous a semblé que cet article donnait sur le sujet un éclairage particulièrement original, enrichi de nombreuses références historiques peu présentes dans le livre blanc lui-même.
Cet article, dont l'auteur est le capitaine de vaisseau Max Moulin, est reproduit avec son accord et l'aimable autorisation de "La Baille", revue des anciens élèves de l'Ecole Navale et des associations d'officiers de la Marine.".
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Pourquoi les forces françaises
doivent rester en Afghanistan
d'après une argumentation du Général Cann
Aucun argument avancé pour justifier un retrait des troupes françaises d'Afghanistan ne résiste à l'analyse :
- au plan mondial, les opérations sont placées sous un mandat de l'ONU prôné par le Conseil de Sécurité (dont la France est membre permanent). On ne peut imaginer un renoncement de la parole donnée.
- au plan atlantique, ce mandat, suivant le voeu du Conseil de Sécurité a été confié à l'OTAN, dont la France fait partie (sans y avoir ses forces intégrées au commandement militaire),
- au plan européen, ne nombreux pays de l'Union ont leurs forces engagées an Afghanistan. On ne peut concevoir le pays en présidence en retirer les siennes,
- au plan moral, on n'ose imaginer l'opprobre anglo-saxonne qui couvrirait notre pays. Les tabloïdes londoniens nous en avaient donné une idée en raillant la décision prise en 2001 par le Président Chirac (qui avait pourtant raison de ne pas engager nos troupes en Irak),
- au plan économique, il faudrait s'attendre à une déferlante de boycott en tous genres,
- au plan de l'honneur, le prestige de l'Armée française, encore intact de par le monde, s'en trouverait gravement affecté.
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La Lettre du Général Cann sur l'Afghanistan
Suite à l'embuscade qui a coûté la vie, en août dernier en Afghanistan, à dix de nos soldats, nous publions cette longue lettre que le Général Cann a écrite en réaction à ce dramatique événement.
Articulée en huit chapitres, elle passe en revue les aspects géopolitiques et géostratégiques, examine les aspects tactiques et de renseignement, l'articulation des forces. Il dénonce ensuite ce qu'il considère comme de fausses polémiques et ce qu'il nomme "l'inquisition médiatique", avant de rendre un vibrant hommage à la ville de Castres, à ses élus et à ses habitants, pour les honneurs qu'ils ont su rendre aux militaires tombés en Afghanistan, et que tous considèrent comme des enfants du pays. Une très belle lettre à lire absolument.
Pour lire cette lettre CLIQUEZ ICI
La lettre du Général Cann n'engage pas le FRS,
mais son seul auteur.
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Le Livre Blanc à l'étude
Le groupe thématique Défense a initié ses travaux avec une première analyse détaillée du récent Livre Blanc "Défense et Sécurité nationale".
Le groupe est constitué pour l'instant, d'un Amiral, d'un Contrôleur Général et d'un Capitaine de Vaisseau.
Nous recherchons des camarades motivés par nos travaux, reliés à Internet et venant de l'Armée de Terre, de l'Armée de l'Air ou de la Gendarmerie. Si d'autres marins sont intéressés, ils seront naturellement les bienvenus ! Pour vous faire connaître cliquez ici.
Vous aurez alors accès à l'analyse qui a été réalisée, pour commentaires et discussion.
Grâce aux outils d'échanges mis à notre disposition sur ce site, nous ferons ensemble évoluer ce document pour proposer le plus rapidement possible une position officielle du FRS sur le Livre Blanc.
Le Livre Blanc, "Défense et Sécurité Nationale" est édité à
La Documentation Française chez Odile Jacob.
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