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La sécurité routière cherche-t-elle à se venger ?
Ce 27 mai 2009, la ministre de l'intérieur aurait proposé en conseil des ministres un texte visant à confisquer le véhicule lors de grandes infractions routières afin de le vendre au profit de l'Etat. Oui, de le vendrea!
Si on peut louer l'intention manifeste de ne pas lever le pied sur la sécurité routière, il s'agit de donner un coup de frein aux comportements aberrants. Voyons, un conducteur fait du + 50 km/h par rapport à la limitation ou conduit dans un état non adapté, alors son permis est suspendu automatiquement, il rentre à pied ! Le véhicule est conservé par les forces de police et le propriétaire le retrouvera en temps opportun. Mais pourquoi vendre ce véhicule ?
• D'une part, la sécurité immédiate de la route est déjà assurée : le chauffard est écarté de la route
• Ensuite, cette personne est déjà punie (amende, retrait de permis voire prison !)
• Enfin, les frais de récupération du véhicule peuvent être à la charge du propriétaire ou conducteur. Tout cela ne coûterait donc rien à l'Etat !
Il n'y a alors aucun de raison de pousser le vice à vendre ce véhicule ! Au contraire :
• La gravité du délit n'est pas proportionnelle au prix de la voiture, c'est donc une inégalité face à la loi
• L'intérêt du gain de la vente de ce véhicule d'occasion pour l'Etat est minime par rapport à la perte que cela peut représenter pour le propriétaire.
• Ce sont les personnes les plus démunies qui seront le plus pénalisées.
Il faut être pragmatique et innovant dans les solutions politiques. Mais cela ne suffit pas : Le FRS refuse une approche disproportionnée qui cultiverait un esprit de revanche de la Sécurité Routière, et qui fragiliserait les plus démunis au-delà du raisonnable.
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Réconcilier les jeunes
avec les services d'ordre et de secours
Le travail des forces de sécurité et de secours en France est de plus en plus difficile : manque de moyens, radicalisation de la violence en particulier des jeunes et très jeunes, hostilité d'une frange de la population, etc.
Ces forces de sécurité et de secours (police, gendarmerie, pompiers, sécurité civile, samu etc) sont aussi régulièrement les objets d'attaques, de guet-apens, et de manière plus générale subissent une défiance caractérisée de la part d'une certaine frange de la population. Ce ressentiment à leur égard est d'autant plus paradoxal que ces métiers sont au service des Français et des étrangers résidants en France.
Il y a donc un problème de méconnaissance totale de ces métiers, méconnaissance à laquelle il faut remédier dès le plus jeune âge.
C’est pourquoi le Forum des Républicains Sociaux propose que soient organisée chaque année, dans le cadre des cours d’éducation civique obligatoire, pour chaque classe d‘élèves du primaire, une visite et une rencontre sur les conditions de travail de ces métiers, visite lors de laquelle l'accent sera mis sur l'importance, l'utilité et le caractère difficile de ces métiers.
Cette sensibilisation fait partie intégrante du "savoir vivre ensemble". C’est par l’éducation des jeunes qu'un cercle vertueux et constructif pourra être mis en place.
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Réflexions sur l'immigration …
Le territoire français est situé d’une façon particulière qui favorise passages et immigrations. Largement ouvert sur l’océan et sur deux mers fréquentées depuis l’Antiquité, il se trouve à la charnière européenne entre les pays du Nord et de l’Est et ceux du Sud. Cette position suppose des considérations particulières par rapport à la question de l'immigration.
Il convient surtout de se souvenir que toute personne, même et surtout si elle est rejetée, est digne de respect : nous sommes tous égaux en dignité humaine. Comment ne pas être ému par tant de risques acceptés, d’illusions perdues et de souffrances subies ? Celui que je considère comme une menace ne serait-il pas une richesse pour moi, pour mon pays ? Notre politique d’immigration est sûrement à revoir et à compléter. En attendant, une grande place reste pour les initiatives individuelles : accueil, aide aux démarches administratives, alphabétisation….
Pour accéder au "Libre Parole" de Hubert d'Alançon, CLIQUEZ ICI
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Remettons Davos à Calcutta …
Alors que le politique ne peut plus tout, surtout dans le domaine économique, alors que chaque entreprise a une logique égocentrique, alors que les syndicats ont des intérêts particuliers à défendre, qui peut se targuer d'avoir une vison globale de notre société et les moyens concrets pour l'impacter ?
"Penser global, agir local", c'est le leitmotiv de base pour traiter les problèmes de l'environnement, de la répartition de la richesse, de l'énergie, de la formation,… Et le problème de la mondialisation, c'est qu'il porte les questions au niveau mondial et qu'à cette échelle il n'y pas d'entité ayant à la fois une vision globale et un pouvoir de décision local.
Pour accéder au "Libre Parole" de Denys Dhiver : CLIQUEZ ICI
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Le fichier de police "STIC" : ce qui ne colle pas
La CNIL a remis le 20 janvier 2009 un rapport sur l'état du STIC, qui contient tous les crimes et délits, avec plus de 30 millions de personnes fichées, et 20 millions de consultations par an. Ce rapport relate des problèmes de gestion colossaux : affaires classées non mises à jour, qualification des délits inexactes, quand ce n'est pas une interversion entre le statut de victime ou de mis en cause, etc.
En tout, près de 2/3 des fiches sont erronées, alors qu'elles servent de base aux services de police pour enquêtes policières, mais aussi pour les enquêtes administratives. Toute une série de postes requièrent une enquête administrative, pour un total d'un million d'emplois. Et la CNIL constate donc une recrudescence des conclusions d'enquête erronées, qui entraînent de manière infondée des refus d'embauche ou des licenciements pour faute.
Par ailleurs, il faut noter que sur 20 millions de consultations en 2008, seulement 120 ont fait l'objet d'une vérification ! L'utilisation du fichier se fait donc hors de tout contrôle, sachant que plus de 100.000 personnes y ont accès, et que la gestion des droits d'accès est jugée très relâchée…
Il est primordial que le fichage des délits et crimes et des personnes associées se fasse dans la plus grande transparence. C'est un acte hautement nécessaire, mais aussi qui porte hautement à conséquence, et le traiter à la légère ne peut que décrédibiliser les administrations concernées et inquiéter à juste titre nos concitoyens.
Ceci est donc un appel au Ministère de l'Intérieur et au Ministère de la Justice pour mettre en œuvre rapidement les changements d'infrastructures nécessaires : les solutions sont connues (mise à jour systématique des fiches anciennes et nouvelles, moyens humains et matériels adéquats, gestion plus rigoureuse des accès), et je pense que l'opinion publique sera grée du courage politique qui sera mobilisé pour pallier à cette situation.
Denys DHIVER
Pour accéder au site de la CNIL : CLIQUEZ ICI
Synthèse du Rapport de la CNIL du 20/01/09 sur le fichier STIC : CLIQUEZ ICI
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Réflexion sur le principe de subsidiarité
Le principe de subsidiarité est un principe traitant de l'autorité entre différentes structures de la société. Il vise à préserver la dignité de chacune d'entre elles dans l'attribution des tâches et le mode de fonctionnement. Il y a donc un aspect "négatif" : restriction de la structure supérieure aux activités que la structure inférieure ne peut pas conduire correctement (autonomie), et un aspect "positif" : légitime ingérence de l'autorité supérieure dans le cas de défaillance de la structure inférieure (suppléance).
Il y a un équilibre entre la liberté, et le bien commun. En fonction du lieu et des époques, la définition du bien commun varie, et le point d'équilibre entre suppléance et autonomie change, mais doit être le fruit d'un débat permanent et vivant : tout ou presque doit pouvoir être remis en question.
Le principe de subsidiarité pour être correctement appliqué nécessite une mentalité spécifique de la part de l'Etat (humilité pour décentraliser autant que possible, et ne centraliser que le nécessaire), dans sa relation avec le privé (responsabilisation des initiatives privés, de particuliers et locales), de la part des personnes (volonté de liberté et d'action) et des la part de structures intermédiaires (pour éviter un centralisme de proximité).
Le principe de subsidiarité sera à la base de toutes nos réflexions sur la responsabilité des différents échelons de la société.
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